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L'Exploitation du Sel Opportunités

Cent cinquante mètres (150 m) sous le niveau de la mer, le lac Assal est situé à environ 100 km à l’ouest de Djibouti-ville, dans une immense dépression de 115 km2. Le lac Assal est constitué de 54 km2 de butor (saturé en sel : 25 % de NaC1) et d’une énorme quantité de sel gemme.

Le sel, produit phare du lac est situé au cœur du nouveau pôle économique du lac Assal. Des réservoirs à l’infiltration de l’eau du Goubet et des sources d’eau chaude, plus de six millions de tonnes de sel y sont amenées chaque année.

Cette immense réserve de sel mondialement connue a été estimée à plus d’un milliard de tonnes et le gisement est continuellement en reconstitution.

 

Des Atouts de Taille

Cette ressource de sel serait inépuisable, si la production équivaut à la provision annuelle renouvelable. Cette immense réserve de sel mondialement connue a été estimée à plus d’un milliard de tonnes et le gisement est continuellement en reconstitution. L’épaisseur de la croûte varie entre 20 et 80m et le volume du butor dans le pore, les cavernes et les crevasses ou fissures présentes à l’intérieur et sous la croûte de sel représentent 1,9 milliard de m3. Le sel naturellement produit dans le lac Assal est un sel marin.

Les nouveaux investisseurs dans ce domaine sont accueillis et de plus en plus encouragés par le gouvernement, afin d’entreprendre et de réaliser des projets sur fonds propres ou de financement via les bailleurs de fonds institutionnels.

 

Le Lac Assal, situé à environ 100 km à l’ouest de la ville de Djibouti, est un gisement majeur de sel (croûte d’évaporation) : on estime que « plus de six millions de tonnes de sel sont déposées chaque année » dans la zone.

Cent cinquante mètres (150 m) sous le niveau de la mer, il se calcule dans une immense dépression de 115 km². Le lac Assal est constitué de 54 km² de butor (saturé en sel à 25 % de NaCl) et d’une énorme quantité de sel gemme. La croûte de sel y atteint une épaisseur de 20 à 80 m selon les zones. Ainsi, le gouvernement de Djibouti considère le sel comme le principal minéral produit et une priorité pour le développement économique.

Historique

Historiquement, dès la période coloniale, la production de sel à Djibouti (notamment autour du lac) avait connu une montée forte : entre 1912 et les années 1930, la production est passée de quelques centaines de tonnes à plusieurs dizaines de milliers, témoignant d’une forte croissance du secteur.

De 1910 à 1950

Dès les années 1910-20, les salines de Djibouti, notamment autour du Lac Assal et des marais salants du littoral, ont connu une montée rapide : de 500 tonnes en 1912 à 10 000 tonnes durant la Première Guerre mondiale. Dans les années 1920-30, la modernisation des installations (bassins de concentration, surfaces étendues) a permis d’atteindre environ 70 000 tonnes par an vers 1936. Le secteur, initialement artisanal, est devenu semi-industriel, soutenu par une demande régionale forte, notamment de l’Éthiopie, de l’Inde, de la Réunion et du Kenya.

De 1950 à 2010

Après la Seconde Guerre mondiale, la production décline. Dès 1952-56, on observe un recul marqué de la production dans les salines traditionnelles. Selon un rapport de 2006, la production nationale de sel en 2004 n’était que de 10 000 à 12 000 tonnes par an. Le secteur minier ne représentait alors qu’environ 1 % du PIB. Ce déclin est attribué à plusieurs facteurs : manque de modernisation, concurrence, tarifs douaniers élevés et infrastructures insuffisantes.

De 2010 à aujourd’hui

Le gisement du Lac Assal est identifié comme une ressource stratégique pour Djibouti. En 2017, un port d’exportation du sel — le Terminal du Port de Ghoubet — a été inauguré pour un coût d’environ 64 millions USD, avec une capacité de 6 millions de tonnes/an.

En août 2025, un nouvel accord de 38 millions USD a été signé entre Djibouti et deux entreprises chinoises pour moderniser et accroître la production. Le plan prévoit trois phases :

  • Phase 1 : 500 000 t de sel industriel et 20 000 t de sel alimentaire ;
  • Phase 2 : 1 000 000 t de sel industriel et 50 000 t de sel alimentaire ;
  • Phase 3 : 2 000 000 t supplémentaires de sel industriel.

Le secteur entre ainsi dans une phase de relance structurée, soutenue par des investissements lourds et une ambition d’industrialisation durable.

Évolution des infrastructures

Le Port de Ghoubet, infrastructure spécialisée d’exportation du sel, constitue l’un des piliers du dispositif logistique national. Ce port, d’un coût de 64 millions USD, vise une exportation annuelle de 5 à 6 millions de tonnes. L’amélioration des routes reliant le Lac Assal au port et le renforcement des connexions logistiques avec l’Éthiopie (rail et route) participent à la relance du secteur.

Le marché reste principalement régional, dominé par l’Éthiopie, mais connaît une demande croissante à l’international, notamment de la part d’entreprises chinoises.

Opportunités

Le gisement reste sous-exploité, offrant un potentiel de croissance considérable à condition d’améliorer les investissements et la logistique. Le développement du port d’exportation et la modernisation de la chaîne d’approvisionnement peuvent rendre Djibouti compétitif sur le marché international du sel brut ou transformé.

Le sel du Lac Assal, d’une pureté supérieure à 99 % de NaCl, permet d’envisager des débouchés industriels et alimentaires de niche. Sa localisation stratégique, combinée aux liens logistiques renforcés avec l’Éthiopie, constitue un avantage majeur pour les investisseurs.

L’État djiboutien encourage les partenariats public-privé et les investissements étrangers afin de tirer parti du potentiel du Lac Assal et des infrastructures portuaires existantes. Les opportunités incluent la création d’unités de transformation, de raffinage et d’exportation de sel vers de nouveaux marchés.

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